Pourquoi l’hydrogène

Pourquoi l’hydrogène

D’usage courant dans l’industrie où il est indispensable, l’hydrogène y est maîtrisé de longue date. La pile à hydrogène a été inventée au 19è siècle, et a permis d’aller sur la Lune et d’en revenir il y a 50 ans.

Elle va mouvoir le plus gros sous-marin conventionnel du monde (de fabrication française).

L’hydrogène est aussi un « vecteur d’énergie » (dit plus simplement, une énergie) permettant de passer d’une source d’énergie « primaire » à des usagesvecteurs energetiques usages

(c) Editions PUG « Demain l’énergie »

L’hydrogène est apte à des usages aussi divers que la mobilité individuelle et les transports collectifs non polluants, le stockage d’énergie centralisé ou non, la valorisation de la biomasse.
Il peut servir de carburant, ou être mélangé au gaz naturel avec qui il est facilement stocké, distribué et utilisé (c’est le « power to gas »).
Il peut être reconverti en électricité à la demande, ou inversement être fabriqué de manière décarbonée à partir d’eau et d’électricité, qu’elle soit renouvelable et locale, ou d’origine électronucléaire, lors de « creux de charge ».

Quelque soit la trajectoire qui sera retenue par la France pour mener l’inévitable transition énergétique (avec une baisse faible ou forte de la consommation, avec beaucoup d’électricité ou des sources diversifiées, avec une recherche d’efficacité ou de sobriété) le « couteau suisse » hydrogène peut y jouer de multiple rôles et nous aider à décarboner notre industrie, notre production d’énergie, nos transports, nos moyens de  chauffage.L’hydrogène et les 4 trajectoires du DNTE

Malgré un effet de série encore limité, notamment en France, il peut être proche d’être économiquement viable.
Certes, il est aujourd’hui plus cher que le charbon, mais actuellement, tout peut être plus cher que le charbon, même (en France) d’ultramodernes turbines à gaz à cycle combiné au rendement de 60% , ou le nucléaire (aux USA).
Et l’hydrogène est propre et riche d’externalités positives (pas de résidus nocifs , de bruit) actuellement non valorisées.